Lettre de Guy Ourisson, président de l'ANDèS, aux députés et sénateurs membres de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques   

Mesdames et Messieurs,

Vous êtes sans doute, parmi nos élus, les plus sensibles à l'impact négatif indirect que l'on peut craindre de mesures apparemment sans relation avec les problèmes de formation à la recherche scientifique.

Vous savez que le SMIC a été revalorisé le 30 juin. Une conséquence de cette revalorisation est qu'à nouveau, les allocations de recherche du Ministère de la Recherche, auxquelles peuvent prétendre les meilleurs étudiants de DEA pour poursuivre la préparation d'un Doctorat, sont repassées au-dessous du SMIC, de 4,75 %.

Créées en 1976 à un niveau supérieur de 50 % au SMIC, ces allocations ont chuté au-dessous du SMIC pour la première fois en 1981, et n'ont cessé d'osciller entre -1% et +45% (en 1990). Une indexation alignant l'allocation sur le point d'indice de la fonction publique correspondant au SMIC avait été envisagée; elle n'a toujours pas été réalisée. Vous admettrez comme nous que de toute façon la référence au SMIC n'est guère enthousiasmante pour ceux que l'on peut considérer comme l'élite de nos jeunes en cours de formation à la recherche scientifique. Et le passage au-dessous du SMIC a une valeur symbolique telle qu'elle nous semble mériter votre attention.

Nous vous présentons, Mesdames et Messieurs les Sénateurs et Députés, l'assurance de notre confiance dans votre action.

(juillet 2005)

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